Les
femmes noires sont des expertes de la beauté : elles n’hésitent pas à
dépenser entre 3 et 6 fois plus qu’une femme blanche pour se faire
belles. Elles ont des exigences de qualité mais l’offre actuelle n’y
répond pas toujours. Les femmes noires ont longtemps été considérées
comme des consommatrices secondaires.
Heureusement,
il y a aujourd’hui une nette une amélioration de l’offre. Le fait que
le marché français des cosmétiques dites « ethniques » s’élève à 50
millions d’euros n’y est certainement pas étranger. Même les grands
groupes l’ont compris, et notamment L’Oréal qui a fait l’acquisition de
plusieurs grandes marques ethniques.
Même
s’il reste du chemin à parcourir - certaines femmes n’hésitent pas à se
dépigmenter la peau au péril de leur santé - les cosmétiques naturels
et biologiques attirent de plus en plus de femmes noires et métissées.
Certaines d’entres elles vont même jusqu’à réaliser leurs cosmétiques
maison.
Quelques chiffres
Selon deux sondages réalisés sur NoireôNaturel.com
auprès de 150 personnes, les femmes noires sont 56% à utiliser des
cosmétiques bio de façon régulière, et 37% serait prêtes à le faire.
Seules 7% d’entres elles ne seraient pas prête à franchir le pas! Par
ailleurs, 69% d’entre elles seraient prêtes à payer plus chers pour des
cosmétiques naturels dont près de 13% pour des cosmétiques biologiques
et près de 9% pour des cosmétiques éthiques.
Visiblement, la demande s’accroit et les clientes noires attendent une offre qualitative de cosmétiques performantes et naturelles. Aujourd’hui, les cosmétiques ethniques et biologiques ne sont pas légions. Certaines marques comme Omoyé et Koobia se distinguent en proposant des cosmétiques certifiés bio quand d’autres marques émergent en surfant sur la vague «du naturel» sans proposer de traçabilité ni même de transparence quant à la composition de leurs cosmétiques.
Visiblement, la demande s’accroit et les clientes noires attendent une offre qualitative de cosmétiques performantes et naturelles. Aujourd’hui, les cosmétiques ethniques et biologiques ne sont pas légions. Certaines marques comme Omoyé et Koobia se distinguent en proposant des cosmétiques certifiés bio quand d’autres marques émergent en surfant sur la vague «du naturel» sans proposer de traçabilité ni même de transparence quant à la composition de leurs cosmétiques.
© Noireônaturel
Le témoignage de Karambole, fondatrice du site Internet Noire Ô Naturel
Je suis
guadeloupéenne, j’ai 34 ans et comme beaucoup de jeunes femmes noires,
j’ai fait mon premier défrisage à l’âge de 14 ans. Je trouvais cela
normal tellement cet acte est considéré comme initiatique. J’ai attendu
ce moment avec impatience et fierté. Cela signifiait que j’étais
presqu’une femme !
Les
années ont passé, je suis devenue une consommatrice invétérée, et
dépensais une fortune pour mes cheveux. J’étais devenue « esclave » de
ce pot de soude. Mais cet engrenage me faisait régulièrement douter, et
il me semblait que les femmes noires n’avaient pas réellement de choix
en termes de cosmétiques. Et puis, chemin faisant, je me suis mariée,
ouverte au monde, eu trois enfants, et suis devenue éco-responsable. Je
me suis mise à manger bio, à trier mes déchets, et c’est tout
naturellement que je me suis mise à appliquer au domaine des cosmétiques
les valeurs que je fédérais au quotidien.
Et,
c’est alors, que les doutes émis jusque là quant à mes cheveux ont
trouvé une issue. Il y a deux ans, je me suis rendue chez mon coiffeur
et je lui ai demandé de couper tout ce qui était défrisé, je venais de
réaliser mon Big Chop ! Cela a été une véritable révélation : je savais
enfin qui j’étais et d’où je venais. Je venais de renaître !
Tout
naturellement, il y a un an, mon envie veille de 10 ans d’offrir aux
femmes noires et métissées une alternative en matière de beauté, de les
aider à se réapproprier leur beauté, à partager ce que j’avais moi-même
vécu et les solutions que j’avais mise en œuvre a ressurgi. NoireôNaturel
était né !
Le concept de NoireôNaturel
repose sur un constat effarant: d’une part, les femmes noires ont perdu
les rites de beauté jadis transmis de femmes à femmes, d’autre part,
l’offre de cosmétiques ethniques n’est ni assez naturelle ni assez
qualitative.
L’idée est de redonner aux femmes sapotilles ou ébènes les clés d’une beauté noire au naturel via un retour aux sources, une acceptation de soi et une réappropriation des rites de beauté ancestraux comme l’utilisation de l’huile Carapate de nos aïeux par exemple. Les lectrices peuvent également retrouver sur le site des recettes de cosméto maison. Le blog, quant à lui est là pour faciliter les échanges. Il est le fil directeur du site et nous permet d’y instiller, en plus des articles beauté, des articles sur l'écologie, la décoration et même la cuisine exotique et bio bien sûr !
La boutique en ligne devrait être lancée au cours du quatrième trimestre 2010 et les lectrices pourront y acheter des cosmétiques biologiques, si possible équitables, entièrement adaptées aux spécificités de la beauté noire et métissée.
L’idée est de redonner aux femmes sapotilles ou ébènes les clés d’une beauté noire au naturel via un retour aux sources, une acceptation de soi et une réappropriation des rites de beauté ancestraux comme l’utilisation de l’huile Carapate de nos aïeux par exemple. Les lectrices peuvent également retrouver sur le site des recettes de cosméto maison. Le blog, quant à lui est là pour faciliter les échanges. Il est le fil directeur du site et nous permet d’y instiller, en plus des articles beauté, des articles sur l'écologie, la décoration et même la cuisine exotique et bio bien sûr !
La boutique en ligne devrait être lancée au cours du quatrième trimestre 2010 et les lectrices pourront y acheter des cosmétiques biologiques, si possible équitables, entièrement adaptées aux spécificités de la beauté noire et métissée.
Quelques recettes de produits cosmétiques maison
Huile de jour capillaire
Cette huile peut également servir de bain d’huile sur cheveux essorés et emmitouflés dans une serviette chaude.
Ingrédients pour 100 ml d’huile :
- HV de jojoba : 80 ml
- HV de sésame : 15 ml
- HV de ricin ou de Carapate : 5 ml
- HV de jojoba : 5 ml
- HE de santal : 20 gttes
- HE de bois de rose : 10 gttes
- HE d’ylang-ylang : 10 gttes
Mélanger
tous les ingrédients et laisser reposer quelques jours avant
utilisation. Appliquer sur cheveux secs. Chauffer quelques gouttes dans
la paume de main avant de lisser les pointes et les longueurs. Cette
huile très concentrée nourrit, prévient les fourches et donnent de
l’éclat aux cheveux secs à très secs.
Rhassoul : boue lavante pour les cheveux
Pour un lavage:
- Eau filtrée chaude : 60 ml
- poudre de rhassoul : 20g
- HV de jojoba : 3 gttes
- HV de Carapate : 3 gttes
Dans
un bol, verser tour à tour les huiles essentielles et les huiles
végétales, l’eau chaude et la poudre de rhassoul. Laisser gonfler 5
minutes. Mélanger puis vérifier la consistance en ajoutant un peu d’eau
si nécessaire. Appliquer sur cuir chevelu mouillé et laisser poser
quelques minutes. Ajouter un peu d’eau tiède et masser doucement pour
émulsionner le rhassoul. Ajouter encore un peu d’eau pour rincer les
pointes et terminer par un rinçage au vinaigre. Pour un effet plus
traitant, on pourra remplacer une partie de l’eau filtrée par de
l’hydrolat de romarin.
Huile nourrissante anti-croco
Pour 200 ml d’huile:
- Beurre de karité : 40 ml
- HV d’amande douce : 20 ml
- HV d’olive : 15 ml
- HV de sésame ou de carthame : 120 ml
- HV de votre choix : 20 gttes
Faire fondre le beurre de karité très doucement au bain marie. Ajouter tout en fouettant les autres huiles végétales et verser dans un flacon stérilisé. Appliquer après la douche ou le bain sur peau humide en massant bien.
Recettes issus de « Cosmétiques naturels », publié aux éditions Sully .
Les produits coups de cœur de NoireôNaturel
Huile Carapate de Biokara - 17,90 €.
Huile sèche velours de Florame - 21,00 €.
Shampoing bio réparateurs de Kaé - 20,90 €.
En vente sur Internet.







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