Vaincre la calvitie, c’est possible !
La calvitie touche plus 10 millions de personnes en France, presque 2 hommes sur 3… et 20 % des femmes !
Les solutions pour la prévenir, la stopper, et même retrouver sa
chevelure, avec le docteur Richard Aziza, chirurgien et auteur de "Chute
de cheveux, quelles solutions ?".
L’alimentation antichute
Une alimentation équilibrée renforce les cheveux, peut ralentir leur chute et favoriser la repousse.
En pratique :
misez sur les vitamines B5, B6 et H (dans les œufs, le poisson, la
viande, les légumes verts, les fruits ou les germes de blé…). Optez pour
les oligo-éléments et en particulier le zinc (fruits de mer, foie,
haricots, céréales complètes, légumes secs, poissons, viandes…). Enfin,
pensez aux acides aminés comme la cystéine par exemple (oeufs, produits
laitiers...).
Est-ce pour vous ? L’alimentation est
efficace contre une perte capillaire passagère, suite à un régime
carencé par exemple. Elle n’est d’aucune aide si la calvitie est
héréditaire.
Les pratiques à éviter !
Certaines pratiques malmènent les cheveux, favorisent leur chute ou peuvent l’accentuer.
En pratique :
prenez le temps de vous masser le crâne à chaque shampooing pour
favoriser la microcirculation et assurer l’apport des micronutriments
aux cheveux. A l’inverse, évitez les régimes drastiques, les brossages
trop énergiques, les brushings fréquents à haute température, les
colorations et décolorations, ou les défrisages et permanentes qui
effilochent et cassent les fibres capillaires. Enfin, les gels et autres
laques sont à bannir. Ils dessèchent ou font graisser les cheveux, ce
qui les abîme.
Est-ce pour vous ? Ces mesures sont recommandées quel que soit le type de calvitie (alopécie).
Shampooing, lotions : le bon usage !
Ils
sont nombreux, souvent porteurs de promesses miraculeuses, vendus en
parapharmacie ou même en pharmacie. En cas d’excès sébacé, de pollution
ou de tabagisme, ils permettent aux fibres capillaires de retrouver
toute leur vitalité.
En pratique : pour des résultats
probants, il faut suivre des cures. A noter : les shampooings doux, non
agressifs, qui ne détériorent pas la matière capillaire sont également
recommandés, de même qu’une formule appropriée en cas de pellicules.
Est-ce pour vous ?
S’ils ne stoppent pas la perte de cheveux, les shampooings et lotions
antichute peuvent avoir un effet indirect sur les calvities non
héréditaires (pelade, par exemple).
Compléments alimentaires : parfois utiles !
Lorsqu’ils
sont riches en vitamines B, en zinc ou en oligo-éléments, les
compléments alimentaires, tout comme les shampooings, les lotions
capillaires et l’alimentation, peuvent aider à retrouver des cheveux en
bonne santé.
En pratique : comme pour les shampooings
et lotions, il faut suivre des cures – à condition toutefois d’en parler
au préalable à son médecin traitant.
Est-ce pour vous :
les compléments alimentaires peuvent éventuellement, associés à une
alimentation équilibrée, ralentir la chute de cheveux… en cas de chute
passagère uniquement.
Les médicaments efficaces
Deux médicaments anticalvitie ont des effets prouvés. Le Minoxidil ® et le Finastéride® 1 mg.
En pratique :
il faut les prendre au quotidien, toute sa vie ! Le premier est une
lotion qui augmente la concentration de microvaisseaux et accroît leur
irrigation, donc leur vitalité. Le second se prend en comprimés. Il agit
sur l’enzyme à l’origine de la calvitie... Attention : consultez votre
médecin. Le premier est contre-indiqué en cas de problèmes
cardio-vasculaires et le second peut entraîner des troubles érectiles…
Est-ce pour vous ?
"Ils présentent surtout un intérêt chez les sujets jeunes dont la
calvitie évolue encore", explique le docteur Aziza. Ils ne sont pas
remboursés par la Cnam.
Les greffes et microgreffes
C’est l’intervention chirurgicale la plus fréquente. Elle est indolore, donne des résultats naturels et définitifs.
En pratique :
on prélève une bande de peau au niveau de la couronne, d’où les cheveux
sont génétiquement programmés pour ne pas tomber, et on extrait des
bulbes qu’on réimplante aux endroits dégarnis. Attention : "Cette
intervention doit être pratiquée par un chirurgien qualifié", précise le
Dr Aziza. A noter : le principe de la FUE (microgreffe) est le même.
Elle permet surtout de finaliser les résultats.
Est-ce pour vous ?
Cette opération convient aux hommes et aux femmes en cas de calvitie
pérenne. Elle dure 2 h 30 à 3 h sous anesthésie locale en clinique.
Son coût : environ 3 500 à 5 500 € non remboursés.
La réduction de tonsure
Cette technique chirurgicale peut donner des résultats spectaculaires, au besoin complétés par des microgreffes.
En pratique :
le médecin réduit la tonsure au sommet du crâne en retirant la partie
glabre, puis rapproche les zones chevelues… L’opération dure environ 30
minutes sous anesthésie locale potentialisée (forte), en clinique.
Est-ce pour vous ?
Elle est utile en cas de calvitie pérenne (uniquement chez les hommes).
Mais à une condition : les tissus doivent être suffisamment élastiques…
Son coût : de 2 500 à 3 500 € environ, non remboursés par la Cnam.
L’extension du cuir chevelu
C’est
une technique de moins en moins utilisée. Elle peut corriger les
tonsures les plus larges (jusqu’à 15 cm), mais nécessite plusieurs
interventions.
En pratique : le chirurgien glisse une
plaque élastique sous le cuir chevelu avant de refermer les tissus. Les
rebords de cette plaque sont fixés par des minuscules crochets sous la
peau. Résultat : la rétractation, qui prend quelques semaines, étire la
peau progressivement et rapproche les tissus chevelus. Le médecin peut
alors opérer à nouveau pour une nouvelle réduction. Les opérations
nécessitent une demi-heure sous anesthésie locale potentialisée
(puissante), en clinique.
Son coût : comptez environ 3 500 € non remboursés.
La technique des lambeaux
Elle
donne des résultats immédiats et spectaculaires… mais "c’est une
technique moins fréquente aujourd’hui, qui ne convient qu’aux calvities
stabilisées (chez l’homme)", explique le Dr Aziza.
En pratique :
le chirurgien prélève une partie des tissus chevelus au niveau de la
couronne (arrière et pourtour du crâne) pour la replacer sur une zone
dégarnie (souvent frontale). L’opération prend 45 minutes sous
anesthésie locale ou générale, en clinique.
Son coût : il faut compter environ 4 000 € non remboursés.
Les implants synthétiques
Malgré
de nombreux essais, l’utilisation d’implants synthétiques reste peu
convaincante. Ces greffes donnent peu de résultat. Les cheveux
artificiels peuvent entraîner des réactions de rejet et des infections
du cuir chevelu, mais surtout, ils ne repoussent pas. Une fois opéré, on
ne peut plus changer de coupe ! A oublier donc !
source:site-sante.planet.fr
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